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De gauche à droite :
Zita (et Alexandro), Monique, Valter, Cláudia, Ana, Bruno et
Dulce (et Ana Maria).
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Les participants.
Les étudiants de première année du cursus de
"Relations Publiques et Communication", n'ont que quatre
heures de cours de français hebdomadaires à leur programme,
là où les étudiants des anciens cursus de "Ensino"
en avaient six. La plupart d'entre eux ne poursuivront pas le français
en deuxième année. Ce passage "obligé"
par le français en première année présente,
de fait, de nombreuses limites que nous ne développerons pas
ici.
Nous soulignerons juste que la majorité des étudiants
inscrits dans les "nouveaux cursus" ne sont pas des spécialistes
en langues, ont souvent peu étudié le français
(trois ou quatre années dans le secondaire) et, dans certains
cas, jamais. La participation de six de ces étudiants à
un spectacle devant un public est d'autant plus méritoire.
Il ne fait aucun doute que le petit groupe qui s'est lancé
dans cette aventure poétique aura trouvé un certain
plaisir -si ce n'est un plaisir certain- à évoluer,
pour un temps, dans l'univers de Jacques Prévert.
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Notre sélection.
Quatre des poèmes inclus dans ce programme ont été
étudiés cette année en cours de français.
Il s'agit de Barbara, En sortant de l'école, Chanson des escargots
et Je suis comme je suis, qui appartiennent au recueil Paroles,
publié en 1945.
Les autres poèmes ont été choisis dans le même
ouvrage et également dans Histoires, paru en 1946.
Trois thèmes sont très présents dans ces poèmes
: le droit à la liberté, l'absence de justice et la
critique des conventions sociales.
Dans Chasse à l'enfant, l'enfant qui s'enfuit de la maison
de redressement est poursuivi par " la meute des honnêtes
gens ". Les écoliers ne rêvent que de s'évader
de la salle de classe, découvrir le monde, jouer, parler aux
oiseaux (En sortant de l'école, le cancre, page d'écriture).
Le cheval aussi retrouve sa liberté et pour lui, être
vivant est le plus important (Histoire du cheval). Le fils du baleinier
se rebelle contre son père, dans La pêche à la
baleine.
L'homme affamé de la grasse matinée -qu'il ne fera jamais-
tue un inconnu pour s'offrir un petit déjeuner. Le Breton qui
revient au pays natal va aussi tuer son vieil oncle qui lui a prédit
qu'il finirait sur l'échafaud (Le retour au pays). Et la baleine
tue le pêcheur. Dans le monde de Prévert, le meurtre
est souvent le seul moyen que trouvent les désespérés
pour se faire justice. La prostituée de Je suis comme je suis
est une victime elle aussi et personne ne peut la comprendre, même
si son histoire est simple.
Quant à la société qui génère beaucoup
d'indifférence, le père et la mère de Familiale
l'illustrent parfaitement. La mort de leur fils ne les perturbe guère.
Les adultes, quand ils ne sont pas totalement indifférents
comme ceux-là, s'acharnent contre les enfants, essayant de
les faire entrer de force dans un moule.
La gravité contenue dans de nombreux poèmes est atténuée
par le rythme et la mélodie des mots. Et l'ironie n'est jamais
loin sous la surface. On a le sentiment que la situation est désespérée,
mais que Prévert garde, en toutes circonstances, l'humour qui
permet de tout affronter.
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