La Chimère

Accueil

Formation
du groupe

La Cantatrice
Chauve

Antigone

Art des Bavards

Machine digitale

 

Jacques Prévert
Poèmes

Au programme :

Chasse à l'enfant
Le Cancre
Page d'écriture
En sortant de l'école
Les belles familles
Composition française
Être ange
Le baptême de l'air
Familiale
Le retour au pays
Barbara
Chanson des escargots qui vont à l'enterrement
La grasse matinée
Histoire du cheval
Je suis comme je suis
La pêche à la baleine

Chanson climatique

De droite à gauche :
- Claúdia Lopes
- Dulce Arruda
- Ana Claudino
- Zita Silva
- Valter Reis
- Bruno Melo
- Monique Jaffrédou

Jacques Prévert : un spectacle de poésie en 2004.
(Extraits du livret paru en mai 2004)

Après plusieurs pièces de théâtre, "La Chimère" présente cette année un récital de poésie - une première, donc, dans notre programmation.
La brièveté de notre nouvelle prestation tient à deux raisons essentielles. D'une part, un spectacle de poésie comme le nôtre, qui n'offre pas de grandes variations dans sa présentation, ne peut excéder un certain temps afin de ne pas devenir trop pesant pour les spectateurs. D'autre part, la réunion d'un groupe suffisamment motivé pour aboutir à une représentation publique s'est faite assez tardivement ; c'est seulement vers le mois de mars que l'équipe s'est vraiment constituée et que le projet final a pu être arrêté.
Les répétitions ont commencé au retour des vacances de Pâques. Ce spectacle a été monté en 30 heures environ, sans compter le travail individuel des participants.

De gauche à droite :
Zita (et Alexandro), Monique, Valter, Cláudia, Ana, Bruno et Dulce (et Ana Maria).

Les participants.
Les étudiants de première année du cursus de "Relations Publiques et Communication", n'ont que quatre heures de cours de français hebdomadaires à leur programme, là où les étudiants des anciens cursus de "Ensino" en avaient six. La plupart d'entre eux ne poursuivront pas le français en deuxième année. Ce passage "obligé" par le français en première année présente, de fait, de nombreuses limites que nous ne développerons pas ici.
Nous soulignerons juste que la majorité des étudiants inscrits dans les "nouveaux cursus" ne sont pas des spécialistes en langues, ont souvent peu étudié le français (trois ou quatre années dans le secondaire) et, dans certains cas, jamais. La participation de six de ces étudiants à un spectacle devant un public est d'autant plus méritoire.
Il ne fait aucun doute que le petit groupe qui s'est lancé dans cette aventure poétique aura trouvé un certain plaisir -si ce n'est un plaisir certain- à évoluer, pour un temps, dans l'univers de Jacques Prévert.

Notre sélection.
Quatre des poèmes inclus dans ce programme ont été étudiés cette année en cours de français. Il s'agit de Barbara, En sortant de l'école, Chanson des escargots… et Je suis comme je suis, qui appartiennent au recueil Paroles, publié en 1945.
Les autres poèmes ont été choisis dans le même ouvrage et également dans Histoires, paru en 1946.

Trois thèmes sont très présents dans ces poèmes : le droit à la liberté, l'absence de justice et la critique des conventions sociales.
Dans Chasse à l'enfant, l'enfant qui s'enfuit de la maison de redressement est poursuivi par " la meute des honnêtes gens ". Les écoliers ne rêvent que de s'évader de la salle de classe, découvrir le monde, jouer, parler aux oiseaux (En sortant de l'école, le cancre, page d'écriture). Le cheval aussi retrouve sa liberté et pour lui, être vivant est le plus important (Histoire du cheval). Le fils du baleinier se rebelle contre son père, dans La pêche à la baleine.
L'homme affamé de la grasse matinée -qu'il ne fera jamais- tue un inconnu pour s'offrir un petit déjeuner. Le Breton qui revient au pays natal va aussi tuer son vieil oncle qui lui a prédit qu'il finirait sur l'échafaud (Le retour au pays). Et la baleine tue le pêcheur. Dans le monde de Prévert, le meurtre est souvent le seul moyen que trouvent les désespérés pour se faire justice. La prostituée de Je suis comme je suis est une victime elle aussi et personne ne peut la comprendre, même si son histoire est simple.
Quant à la société qui génère beaucoup d'indifférence, le père et la mère de Familiale l'illustrent parfaitement. La mort de leur fils ne les perturbe guère. Les adultes, quand ils ne sont pas totalement indifférents comme ceux-là, s'acharnent contre les enfants, essayant de les faire entrer de force dans un moule.

La gravité contenue dans de nombreux poèmes est atténuée par le rythme et la mélodie des mots. Et l'ironie n'est jamais loin sous la surface. On a le sentiment que la situation est désespérée, mais que Prévert garde, en toutes circonstances, l'humour qui permet de tout affronter.

 
les belles familles
ZITA
 

Chanson des escargots
ZITA + CLAUDIA

 
 
Histoire du cheval

 

Je suis comme je suis
CLAUDIA

 

La pêche à la baleine
 
La pêche à la baleine
 
La pêche à la baleine
Cláudia et Bruno
 

la pêche à la baleine 0
La mère: Zita
Le fils: Cláudia
Le père: Bruno
Le cousin Gaston: Valter

 

Chanson climatique